Vulnérabilité financière : les Français à la peine10/02/2014  



Audencia Nantes, Ecole de Management, vient de publier un baromètre exclusif sur la vulnérabilité financière des Français dans le cadre de sa Chaire Banques Populaires. Le but : mieux appréhender les éléments constitutifs de cette vulnérabilité, à savoir une faible connaissance financière de base, des difficultés dans la réalisation de calculs financiers simples, un mauvais comportement financier ou une mauvaise attitude face à l’argent ou à la dépense et une situation financière difficile.

Le Baromètre Audencia - Banques Populaires synthétise les réponses à 26 questions récoltées par le biais d’un sondage effectué en collaboration avec l’Ifop. La note moyenne des sondés n’atteint que 5,04 sur 10.  Encore plus préoccupant : moins de 1% d’entre eux obtiennent une note de plus de 7.5 sur 10.

Les Français fragilisés par de faibles connaissances financières de bases

Les réponses aux questions sur la connaissance financière mettent en évidence des difficultés avec la maîtrise de concepts qui sont pourtant essentiels à une bonne gestion financière, notamment ceux qui leur permettraient d’évaluer leur pouvoir d’achat ou d’économiser de l’argent :

De nombreuses erreurs pour de simples calculs:

Ces lacunes sont lourdes de conséquences : les Français ne peuvent pas choisir l’épargne ou les investissements qui leur conviennent sans une solide connaissance des questions financières. Si les français renforcent leur culture financière, ils seront plus à même d’épargner et d’inciter les banques à élaborer des produits qui correspondent réellement à leurs besoins, ce qui devrait avoir des effets bénéfiques sur les niveaux d’investissement comme sur la croissance économique.

Les Français expriment des difficultés à comprendre les services financiers et avouent plutôt vivre au jour le jour :

Les institutions financières doivent être encouragées à vérifier que les informations fournies à leurs clients sont lues et comprises, en particulier lorsqu’il s’agit d’engagements à long terme ou de services financiers qui peuvent avoir des conséquences financières significatives.

Une partie significative des Français déclare connaître une situation financière compliquée.

Cette méconnaissance flagrante des principes financiers et le comportement de la population française vis-à-vis de la finance en général explique ainsi sûrement les taux élevés de surendettement dans le pays. En 2013, plus de 200 000 dossiers de surendettement ont été déposés à la Banque de France.


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Tout investisseur financier, même profane, a le devoir de se montrer raisonnable dans les risques qu'il prend. Il ne peut donc pas systématiquement, lorsqu'il enregistre des pertes, invoquer les fautes de son banquier ou de son intermédiaire financier, courtier ou assureur, déclare la Cour de cassation.