Qui, de la femme ou de l'homme, possède aujourd'hui les meilleures statistiques dans l'accession à la propriété ?24/02/2014  



Le site spécialiste de l’immobilier s’est interrogé sur la situation des Françaises concernant l'accès à la propriété. Hommes et femmes ont-ils des aspirations identiques ? Rencontrent-ils les mêmes difficultés pour trouver un logement ?


Les Françaises moins représentées chez les propriétaires…
Un écart non négligeable puisque les hommes sont 7 % de plus que les femmes à accéder à la propriété (66 % des hommes contre 59 % des femmes). Côté location, l'écart est plus réduit avec 33 % de femmes locataires contre 29 % d’hommes. Faut-il le chromosome Y pour vouloir posséder un bien immobilier ? A priori non : 90 % des femmes interrogées déclarent qu’elles préfèreraient, dans l’absolu, être propriétaires.

En revanche, celles qui ont la possibilité de devenir propriétaires le font, en majorité, plus tôt que les hommes. 79 % des Françaises propriétaires ont ainsi effectué leur premier achat immobilier entre 18 et 34 ans (dont 15 % entre 18 et 24 ans et 64 % entre 25 et 34 ans). Les hommes sont moins pressés : 67 % des Français propriétaires effectuent leur premier achat dans cette tranche d’âge (10 % entre 18 et 24 ans et 57 % entre 25 et 34 ans). L’âge moyen du premier achat chez les femmes est de 30,6 ans et 31,8 ans pour les hommes.

Les femmes agissent en gestionnaires avisées
Pas de cliché ou d’idée reçue pour ces propriétaires avisées, qui achètent en gestionnaires avisées.  Ainsi, 20 % des Françaises propriétaires estiment qu’ « être propriétaire » aujourd’hui, c’est avant tout la meilleure façon de placer son argent. Pour 16 % d’entre elles, c’est d’abord s’assurer d’avoir un toit pour la retraite. 15 % désirent en premier lieu se sentir chez elles et 15 % également estiment que les loyers sont devenus trop chers et qu’il n’est donc pas avantageux d’être locataire.


Finalement, les hommes surprennent autant que les femmes puisqu’ils sont plus nombreux, de leur côté, à vouloir d’abord se sentir chez eux (20 %), faisant passer le confort avant la sécurité et la projection dans l’avenir.


Par contre, à l’heure de concrétiser un projet immobilier, les femmes rencontrent plus de difficultés que les hommes. Ainsi, 46 % des Françaises ayant un projet d’achat immobilier déclarent devoir encore économiser pour disposer d’un meilleur apport, une situation vécue par 40 % des hommes. De même, 1 femme sur 4 retarde son achat par peur du chômage ou en raison d’un emploi précaire, contre seulement 1 homme sur 10.


Entre frilosité due à une situation plus précaire et difficultés financières, les femmes se voient concrétiser leur projet actuel plus tard que les hommes. 51 % d’entre elles se projettent à plus d’un an, contre 48 % des hommes. Raisons évoquées par ces femmes pour justifier ce délai : d’abord les contraintes économiques pour 38 % d’entre elles, puis les contraintes bancaires pour 21 %. De leur côté, les hommes évoquent les contraintes économiques pour une moindre part, à 29 %, puis les contraintes du marché immobilier, à 19 %.


Si les femmes aspirent autant que les hommes à devenir propriétaires, et le sont souvent plus jeunes, la réalité s’avère plus difficile pour elles. Nécessité d’économiser plus, emploi précaire à temps partiel ou peu rémunéré, contraintes économiques et bancaires… Elles ont encore un pas de retard sur les hommes. Une situation qui les laisse peu optimistes quant à la faculté du gouvernement d’améliorer leur situation, et elles sont deux fois moins nombreuses à accorder leur confiance aux mesures immobilières prises par le gouvernement l’an passé (12 % contre 21 % des hommes).


Au final, femmes et hommes se retrouvent au moment de l’achat. En effet, 70 % des achats immobiliers se font à deux, et principalement en couple. 27 % des Françaises achètent seules et 73 % à deux. Les Français sont plus nombreux à acheter seuls (31 %), 67 % achètent à deux et 2 % à trois ou plus.

Malgré une certaine tendance au rééquilibrage, les femmes restent moins privilégiées que les hommes dans cette situation d’accession à la propriété. Les disparités sociales en sont les principales causes, mais cela pourrait rapidement être amené à évoluer.


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